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Editorial

Raphaël Enthoven : « J'aimerais être une femme noire pour qu'on arrête de m'emmerder ! »

posté le 05/09/2018

Raphaël Enthoven : « J'aimerais être une femme noire pour qu'on arrête de m'emmerder ! »

Accusé de racisme et d'antiféminisme dans « Le Monde » et « Libération », le philosophe défend sa vision universaliste du droit des femmes comme de l'antiracisme.

 

Propos recueillis par Thomas Mahler

Publié le 04/09/2018 à 18:59 | Le Point.fr

 

Raphaël Enthoven serait-il à la fois raciste et misogyne ? C'est l'impression qui, ces jours-ci, ressort de la lecture de deux quotidiens de référence. Sur Le Monde.fr, une chronique d'Hamidou Anne est devenue l'article le plus lu du site en expliquant que le philosophe, mais aussi Laurent Bouvet ou Gilles Clavreul (du Printemps républicain) contribuent à un acharnement raciste contre Rokhaya Diallo. «  De manière quasi quotidienne, avec une obsession qui frise la pathologie, ces hommes blancs, intellectuels médiatiques, la livrent en pâture à leurs followers. Ils savent qu'ils peuvent agir de la sorte sans devoir se justifier, surtout dans une période de libération de la parole raciste et d'excitation du phénomène identitaire  », écrit Hamidou Anne, qui se présente comme «  consultant en communication institutionnelle sénégalaise  ». Dans Libération, c'est Léa Domenach qui publie une lettre ouverte à Marlène Schiappa pour déplorer la présence de Raphaël Enthoven parmi les «  intervenant.e.s  » aux universités d'été du féminisme, organisées les 13 et 14 septembre. «  Ses prises de position à l'antenne sont autant de claques dans la figure du féminisme  », assure cette réalisatrice. Frappés par ces deux attaques véhémentes, nous avons donné la parole au présentateur de Philosophie sur Arte.

 

Le Point : Hamidou Anne, communicant et chroniqueur du Monde Afrique, vous range parmi « ces hommes blancs, intellectuels médiatiques » qui livrent en pâture Rokhaya Diallo à vos followers et la « lynchent médiatiquement »... 

Raphaël Enthoven : Le lexique n'est pas innocent. Mais raciste et outrancier. Déduire mes opinions de la couleur de ma peau, c'est du racisme. Parler de « pâture » ou de « lynchage », voire de « harcèlement » (pour désigner, en ce qui me concerne, de courtoises invitations à discuter), c'est outrancier. On sent, dans cette tribune, le dépit d'une censure qui n'a pas les moyens de sa haine. L'auteur déclare, en préambule, que Mme Diallo « dérange ». Or, Rokhaya Diallo ne dérange rien du tout ! Ses prises de position (toutes prévisibles) sur des sujets comme la couleur des pansements, l'accusation systématique d'être un « nègre de salon » faite à tout interlocuteur noir en désaccord, et l'obstination à se présenter comme la victime d'une sainte alliance « république-pouvoir blanc » font d'elle un poids mort dans la lutte pour l'égalité et contre le racisme. Pire (et sans vouloir retourner l'accusation) : les seuls à déclarer, après la victoire de la France, que la Coupe du monde avait en fait été gagnée par l'Afrique, étaient les identitaires blancs (pour s'en désoler) et les identitaires « racisés » (comme ils se désignent) pour s'en réjouir...

 

 

 

La tribune vous associe aussi au Printemps républicain, qualifié « d'association identitaire ». Or vous n'êtes pas membre de ce mouvement... 

Ben non. J'ai beau chercher. Je ne suis pas membre du Printemps républicain et je m'en suis déjà expliqué dans vos colonnes. Que mes détracteurs m'en excusent... Mais ce qui est intéressant, c'est l'étroitesse d'esprit dont témoigne ce genre d'amalgames. Deux personnes se distinguent et ne sont pas d'accord sur tout ? Qu'importe ! Ne nous embarrassons pas de ces finesses ! Mettons-les dans le même panier, bien malin qui vérifiera. 

Enthoven = Printemps républicain = extrême droite. Donc Enthoven = extrême droite. CQFD. Divine simplicité d'un monde en noir et blanc... 

Au lieu de proposer à ses lecteurs des distinctions qui pourraient l'éclairer, l'unique objet de cette tribune (et de toutes celles qui lui ressemblent) est d'écraser la nuance et d'homogénéiser l'adversaire. On en revient toujours, quand on la connaît, à la sentence prodigieuse de Bergson : « Nous ne voyons pas les choses mêmes. Nous voyons seulement les étiquettes que nous avons collées sur elles. » Est-ce une stratégie, ou bien seulement une illusion d'optique ? Les gens qui étiquètent leurs adversaires (quitte à falsifier des propos ou à leur reprocher ce qu'ils n'ont pas dit) sont-ils des stratèges qui neutralisent l'adversaire en indexant ce qu'il dit sur une appartenance présumée, ou bien des myopes qui, de l'extrême où ils se trouvent, n'arrivent plus à faire de différence entre la critique et l'offense ? C'est indécidable. Le résultat est le même : tout le monde s'insulte, et personne ne discute.

 

« C'est un dialogue de sourds entre ceux qui veulent dialoguer et ceux qui croient que les couleurs ont des opinions », avez-vous écrit sur Twitter... 

La confrontation passionnante entre deux visions de l'antiracisme a été recouverte par le choc, stérile, de deux méthodes. La première, républicaine, consiste à contredire un adversaire et à penser par-delà la couleur de sa peau ; la seconde, identitaire, consiste à disqualifier un ennemi, dont, en cas de désaccord, l'opinion est indexée sur la couleur. Impossible de s'entendre ! Entre des gens qui dénoncent systématiquement les attaques racistes dont Mme Diallo fait parfois l'objet (et qui n'oublient pas que les auteurs de ces attaques sont nos ennemis communs) et les partisans de Mme Diallo qui (à ma connaissance) s'arracheraient la langue plutôt que de prendre, à l'occasion, la défense de leurs adversaires, la partie n'est pas équitable. On ne peut pas être élégant pour deux. Une logique de discussion (comme elle anime, dans son immense majorité, le camp républicain) ne peut trouver aucun terrain d'entente avec la logique de représentation dans laquelle s'inscrit, en France, un antiracisme racialiste. Et c'est d'autant plus dommage qu'il y aurait bien des concessions à faire – de part et d'autre !

 

Mais, comme l'explique la tribune, Rokhaya Diallo est bien victime d'un racisme nombreux sur les réseaux sociaux... 

Personne ne le conteste ! En ce qui me concerne – et il est aisé de le vérifier –, je bloque ou menace de bloquer systématiquement toute personne se livrant à des commentaires objectivement racistes sur Rokhaya Diallo, du type « rentre chez toi Béninoise » ou bien « ta gueule, négresse ! ». J'en ai vu plein, ça n'est jamais passé, et je leur écris – c'est presque devenu une formule rituelle : « Je préfère la compagnie d'adversaires comme elle à la compagnie de partisans comme vous. » On ne peut pas être plus clair. 

Le racisme dont elle fait l'objet est un racisme antique, parfaitement crétin, et c'est l'ennemi de tout le monde. Mais il y a une différence entre le fait de subir de telles attaques (et Mme Diallo le fait tête haute) et le fait d'instrumentaliser les attaques qu'on subit pour éviter, opportunément, de répondre aux vraies critiques (ce que Mme Diallo fait en loucedé). Avec ce processus, on est au cœur de la victimisation. Et du procès d'intention : traiter Gilles Clavreul ou Laurent Bouvet de « racialistes blancs », comme s'y essaient parfois des militants obtus, est aussi absurde que d'accuser Galak (souvenez-vous) d'être un chocolat raciste.

 

Le même jour, une autre tribune dans Libération, signée par la réalisatrice Léa Domenach, s'indigne de votre présence aux universités d'été du féminisme les 13 et 14 septembre... 

Ce n'est pas nouveau. J'ai aussi été invité à Science po, avec Aurore Bergé, Laurence Rossignol, Élisabeth Lévy et Pierre-Olivier Sur, pour débattre de « la mort en ligne sur les réseaux sociaux ». Des « féministes » de Sciences po s'étaient indignées de ma présence (mais pourquoi ?) et de celle d'Élisabeth Lévy (ce qui, à mon avis, se comprend davantage, mais ne se justifie pas plus), menaçant très clairement de compromettre le débat. Les responsables ont pris peur et l'ont annulé. Une semaine plus tard, j'ai été convié au Parlement de la Fédération de Wallonie-Bruxelles à discuter, entre autres, avec Sandra Muller, initiatrice de #Balance ton porc. Même cirque, mêmes pressions pour éviter que ce « fasciste misogyne blanc d'Enthoven » ne prenne la parole, sauf que les Belges sont moins pusillanimes que Sciences po Paris. Le président de la Fédération de Wallonie-Bruxelles a fait un discours exemplaire, voltairien, où il regrettait le boycott des censeurs déçus, et on a eu un débat avec Sandra Muller où on n'était pas d'accord, mais on s'est embrassés à la fin. Un monde meilleur est possible (rires) !

 

.Et que vous inspire ce nouvel appel à vous écarter d'un débat sur le féminisme ? 

Je n'ai pas un tempérament de victime. Je n'aime pas brandir mes blessures ni capitaliser sur des injustices, alors, honnêtement, ça m'agace. Et je n'aime pas la petite monnaie que ça me rapporte. Mais en même temps, pour un prof de philo, quel délice, la censure d'un discours par un discours qui se vit lui-même comme plus tolérant que celui qu'il censure ! Sans racisme, tomber sur ce genre de contradiction, c'est un peu comme trouver une truffe blanche.

 

Mais peut-on être féministe et critiquer comme vous le faites l'écriture inclusive, le manspreading ou Balance ton porc ? 

Il faut reprendre le texte de la tribune en question. Il y est d'abord écrit noir sur blanc (à mon sujet) que mes « prises de position à l'antenne sont autant de claques dans la figure des féministes ». La métaphore n'est pas anodine. Elle vise à me ranger implicitement dans le camp des hommes qui peuvent donner des claques. Or, ni au propre ni au figuré, je ne donne de claques aux femmes (ou aux féministes). Plutôt me couper les mains. En trois années de chronique à Europe 1, les deux qui ont fait le plus parler d'elles portaient, pour la première, sur les ordures qui battaient les Femen au Salon de la femme musulmane et, pour la seconde, sur Bertrand Cantat. Associer mon nom à l'idée d'une claque aux femmes est odieux. Comme dirait Dosminique Besnehard, « j'ai envie de la gifler » (rires).

Quant à l'écriture inclusive, j'ai effectivement affirmé que c'était « une agression de la syntaxe par l'égalitarisme ». Ce qui ne fait pas de moi un partisan de l'inégalité, mais un adversaire de l'égalitarisme. C'est-à-dire : de la tentation orwellienne d'instiller sournoisement la vertu d'égalité par une réforme verticale de l'orthographe. Qu'une langue évolue, change, c'est normal et je suis le premier à en jouer. Mais penser qu'on va modifier la langue par un décret (et en vertu d'une morale) relève, à mon sens, d'une ambition totalitaire avantageusement recouverte par le souci de lutter pour l'égalité hommes-femmes.

En ce qui concerne le « manspreading », l'auteure de la tribune explique que j'ai présenté cela comme un concept sexiste. Alors que – désolé de me citer moi-même – j'ai expliqué dans ma chronique que le manspreading est une « incivilité maximale typiquement masculine, qui consiste à s'asseoir dans le métro en écartant les cuisses au mépris total de la voisine ». J'ai simplement ajouté que ce mot de manspreading exclut le 1 % de femmes qui se livrent aussi à cette pratique, et qu'en cela, il est essentialisant. C'est tout ! C'est essentialisant de la même manière que dans les trains, le sigle qui représente la table à langer est systématiquement associé aux toilettes des femmes. Il y a peut-être un 1 % des hommes qui changent les couches de leurs enfants (et qui sauvent l'honneur), d'accord, mais ce n'est pas une raison pour essentialiser un comportement fréquemment féminin. D'un côté, on condamne les femmes à changer les couches à jamais, ce qui est monstrueux, et de l'autre, on désigne les hommes comme étant les seuls êtres incivils, ce qui est faux. Rien de misogyne dans ces observations.

Enfin, concernant Balance ton porc, j'ai dit que c'était une nécessité démocratique. Que le voile se lève sur les saloperies quotidiennes dont les femmes sont victimes, les chantages, les humiliations, les patrons libidineux, les voyous qui veulent « attraper les filles par la chatte », les impuissants qui leur demandent de se cacher le visage, ou les violeurs qui disent que les filles couchent pour faire carrière… C'est merveilleux ! Le seul bémol était, à mon sens, le risque qu'une parole libératrice devînt elle-même une parole qui enferme, qui juge sans procès et qui ne fasse aucune différence entre Jean-Claude Dus, Frédéric Haziza, Tariq Ramadan ou Harvey Weinstein... Quand un justiciable se prend pour un justicier, et considère, au mépris de la présomption d'innocence, qu'on peut bien sacrifier quelques innocents à la mise au pilori d'une majorité de brebis galeuses, il raisonne comme un Khmer rouge (« mieux vaut mettre un innocent en prison que de laisser un coupable en liberté », disaient-ils). Quiconque est attaché, comme moi, à ce slogan doit éviter que le nettoyage de la porcherie ne dégénère en épuration.

 

Vous êtes donc féministe ? 

Je suis résolument féministe ! Viscéralement. Car le sexisme, comme le racisme ou l'antisémitisme, est l'affaire de tous, hommes et femmes. Je l'ai toujours été, et je défendrai toujours et partout les droits des femmes. Contre ceux qui voudraient les écraser, mais aussi contre ceux qui, sous le prétexte de les défendre, luttent contre l'IVG ou abandonnent les Iraniennes à leur sort. Mon féminisme et mon antiracisme sont des universalismes, qui n'auront plus de raison d'être le jour où le sexe et la couleur de la peau ne seront, dans la société, ni un avantage ni un handicap. Ce n'est pas la parole d'un Blanc. J'aimerais être une femme noire pour pouvoir dire la même chose de la même manière et qu'on arrête de m'emmerder avec mon sexe ou la couleur de ma peau. Mais personne n'est parfait.

Le grand débat citoyen

Les actions d'ÉGALE

Nous appelons nos adhérents et sympathisants à participer au Grand débat initié par le gouvernement et à répondre aux questions concernant la laïcité, à l’aide de l’argumentation développée ci-dessous : 

 

 Les Questions posées : 

 

Comment renforcer les principes de la laïcité française dans le rapport entre l’État et les religions dans notre pays ?

Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

 

Les réponses d’EGALE

 

- Ne pas toucher à la loi de 1905 et ne pas ouvrir de débat à son sujet

- Rendre obligatoire par décret pour les associations cultuelles, le statut défini dans cette  loi.

- Respecter la non-intervention de l'Etat dans l'organisation des cultes

- Contrôler les fonds venus de l'étranger par des mesures de sécurité indépendantes de cette loi

- Appliquer systématiquement la police des cultes, pour sanctionner les prêches qui attaquent la République, ses valeurs et ses lois, que ce soit dans les églises, les mosquées ou les autres temples.

- Veiller à ce que l’enseignement moral et civique (qui comprend la laïcité et les valeurs de la République) soit régulièrement dispensé dans les établissements scolaires publics et sous contrat avec l’État.

Une boussole pour les acteurs et partenaires du système éducatif.

«  La laïcité est un ciment puissant dans notre pays » E Macron 2018 cérémonies des vœux aux autorités religieuses.

 

La laïcité en France, c’est un comble, est perçue par des minorités tapageuses comme intolérante face à une laïcité anglo-saxonne prétendument plus ouverte, car perméable aux accommodements raisonnables avec des religions.

Bernard FERRAND, Vice-Président d'ÉGALE,  Ancien chargé de mission Laïcité Université d’ Évry,

 

publié le 16/06/2018

Collectif laïque

[Accès à tous les communiqués

Le Président de la République a pris la surprenante initiative d’introduire la question de la laïcité dans le « grand débat national » en ces termes :

 

« La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu‘elle permet à chacun de vivre selon ses choix.
Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’État et les religions de notre pays ?

Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ? »

publié le 31/01/2019

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L'actualité de la laïcité

 

 

 

 

En décidant d’abaisser l’âge de l’instruction obligatoire à 3 ans, le gouvernement signe un chèque de 150 millions d’euros pour les écoles privées avec l’argent des collectivités locales.

publié le 11/02/2019

Les Genevois ont accepté dimanche la nouvelle loi sur la laïcité. Ce texte sur un sujet sensible, qui interdit notamment les signes extérieurs d'appartenance religieuse aux fonctionnaires et aux élus, a été approuvé par 55,05% des votants. 

 "une avancée pour la paix religieuse"

publié le 10/02/2019

 Le rapport de l’Observatoire de la laïcité sur le SNU est sorti. S’il affirme que les différents intervenants devront se conformer à ce qui est de règle dans le service public à savoir ne pas porter de signes religieux ostensibles, il est moins affirmatif en ce qui concerne les jeunes participants et conclut que pour les y contraindre, une nouvelle loi serait nécessaire.

Lire le rapport

 

Jean-Michel Blanquer
recale l'Observatoire de la laïcité et s'oppose aux signes religieux
Lire

(source Marianne.net)

publié le 11/01/2019

Parce qu’elle a affirmé que l’islam doit se soumettre à la critique et aux lois de la République, cette ex journaliste de Charlie Hebdo est menacée de mort sans aucun soutien des Français de confession musulmane. 

 

publié le 11/01/2019

Lors de sa bénédiction «  urbi et orbi  » le 25 décembre 2018 place Saint-Pierre, le Pape François a exhorté les habitants du monde à «  la fraternité entre les personnes d’idées différentes, mais capables de se respecter et d’écouter l’autre  ». Cet appel vaut-il aussi lorsque l’autre est une femme ? On peut en douter lorsque l’on se rappelle la harangue haineuse de ce même Pape contre les praticiens de l’interruption volontaire de grossesse, le 10 octobre 2018, déjà sur la place Saint-Pierre.

 

Tribune de Michel DEBOUT, Président du CESEC, publiée dans le cadre de la  Fondation Jean Jaurès

publié le 09/01/2019

En mai 2018, les Irlandais avaient voté à plus de 66 % contre l’interdiction de l’avortement.

Le 13/12/18, le parlement irlandais a adopté un projet de loi légalisant l’IVG.

publié le 20/12/2018

Le 6 décembre, la commission des affaires étrangères du Parlement européen votera un rapport important pour les personnes maltraitées, discriminées ou persécutées pour leurs convictions dans le monde entier. L'enjeu est de savoir si l'UE va agir pour tous ceux dont les droits de l'homme sont violés dans le monde entier, y compris les non-croyants.

 

Lire

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Paris, le 30 novembre 2018

 

Des projets de révision de la loi de 1905 seraient à l’étude. S’il s’agit de mieux encadrer des dérives intégristes mettant en cause les principes et valeurs de la République, le titre V de la loi, intitulé Police des cultes fournit l’arsenal juridique suffisant. S’il s’agit de financer les cultes de quelque manière que ce soit, on entrerait alors dans une procédure concordataire que la loi de 1905 avait précisément pour but d’abolir.

publié le 29/11/2018

Sous couvert de bonnes intentions, à savoir réguler l’islam de France, le président Macron souhaite modifier la loi de 1905. Mais prudence, il pourrait, ce faisant, ouvrir la boite de Pandore et mettre à mal des principes fondamentaux contenus dans la loi de séparation.

 

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Un jeune homme originaire du Bangladesh acquitté d’un viol parce qu’ il « n’avait pas les codes culturels » français  … On se pince. Malheureusement, on ne rêve pas. 

 

A l’heure où le gouvernement pense à modifier la loi de 1905 sur la laïcité pour permettre la mise en œuvre d’un « islam de France », des signaux plus qu’inquiétants voient le jour. 

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Une grande marche féministe est prévue à l’occasion de la Journée Mondiale de Lutte contre les violences faites aux femmes (25 novembre).

Afin de rassembler le maximum d’associations, les organisatrices, Caroline De Haas et le CNDF (Comité National des Droits des Femmes), sont peu à peu passées de la volonté de compromis à la compromission caractérisée. Il est à craindre que nombre d’associations et de personnalités ne se rendent pas compte du piège dans lequel elles sont entraînées à leur insu et défilent tranquillement avec des militantes qui défendent des valeurs contraires aux leurs.

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Colloque « Laïcité, une question de frontière(s) »

 

Institut du Droit de l'Espace, des Territoires, de la Culture et de la Communication

Université TOULOUSE 1 CAPITOLE 8 et 9 novembre 2018

Communication de Michel Seelig

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Le 25 octobre 2018 (E.S. c. Autriche), la CEDH a considéré qu’être condamné en Autriche, en vertu du droit national, pour avoir« taxé Mahomet de pédophilie » n’était pas contraire à la liberté d’expression garantie par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’Homme.

Charles Arambourou 10 novembre 2018

 
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Le 25 octobre, la Question d'actualité (QA) a été posée au gouvernement et la ministre de la Justice, Nicole Belloubet y a apporté une première réponse encore incomplète. Nous attendons les compléments qui ont été annoncés.

Voir page suivante, la QA et la réponse de la ministre

publié le 26/10/2018

Présentation par Raluca Ciocian-Ardeleanu. Membre du Conseil d'administration de la Fédération Humaniste européenne, Vice-président de l'association des laïques et des humanistes roumains publié sur le site de la FHE .

Traduit de l’anglais par Martine Cerf

Lire

« Restaurer l’ordre naturel » la vision des extrémistes religieux pour mobiliser les sociétés européennes contre les droits humains en matière de sexualité et de reproduction.

 

Lire le rapport

 

publié le 26/09/2018

Billets d’actualité et d’humeur

Le journal le Monde sous l’élégante apparence de la neutralité du commentaire sait instiller la musique perverse de ceux qui ébranlent homéopathiquement le principe de laïcité. Le sujet proposé ce 11 janvier par Cécile Chambraud était:

« Le service national universel (SNU) à  l'épreuve de la loi sur le port des signes religieux ».

Billet  de Bernard Ferrand

 

publié le 12/01/2019

Le 8e Congrès international des recherches féministes dans la francophonie (CIRFF) s’est tenu  à l’université de Nanterre du 27 au 31 août 2018.

publié le 06/09/2018

C’est vrai qu’il y a de quoi s’inquiéter !

En Pologne, les conservateurs bien-pensants au pouvoir veulent supprimer presque toute possibilité de pratiquer un avortement.

En Hongrie, le pouvoir multiplie les déclarations antisémites. les autorités imposent le crucifix dans les bâtiments publics.

En Italie, l’alliance Cinq-étoiles/Ligue du Nord souhaite proscrire les francs-maçons de la vie publique 

Michel Seelig

publié le 03/06/2018

 

 

Agenda laïque

 en partenariat avec

le Patronage laïque Jules Vallès, 

72 avenue Félix Faure, 75015 Paris.

 

 Lundi 8 avril 2019 à 19 heures

  

"Utilité de connaître l'histoire pour être laïque"

 

animé par Michel Seelig qui présentera son livre César et Dieu paru chez L'Harmattan.

 

Entrée libre, inscription obligatoire.

patronagelaique.fr

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publié le 14/01/2019

Projet de modification de la loi de 1905 :

 

EGALE sera reçue le 24 février par la responable du ministère des cultes ministre de l’Intérieur.

publié le 11/01/2019

 
 EGALE SOUTIENT LES MOUSTACHUS

A l’occasion de la journée nationale de la laïcité, Laïcité.Info. lance l’opération les Moustachus qui promeut les pères fondateurs de la loi de 1905, tous étaient moustachus.Egale se réjouit de cette initiative. 

Voir plus page suivante.
publié le 11/12/2018

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Nous nous battons pour

 

VOTRE LIBERTÉ !

 

Rejoignez-nous, proposez-nous vos idées !

 

À Égale nous avons la conviction que la laïcité, la libertél'égalité hommes-femmes méritent que l'on se batte pour les promouvoir en tant que fondements d'une société de paix et d'harmonie.

 
 

Nos publications

 

Michel Seelig : CÉSAR ET DIEU Deux millénaires de relations ent re cultes et pouvoirs Préface par Jean-Paul Delahaye.Préface par Jean-Paul Delahaye.

Voici une synthèse inédite sur les relations complexes entre

les cultes religieux et les pouvoirs politiques. L’ouvrage couvre toute la période historique, de la conquête romaine à nos jours.

Pour l’Église, il traite aussi bien de l’évolution du statut de l’évêque dans son environnent local au Moyen Âge, que du développement du gallicanisme à l’époque du Roi Très Chrétien ou encore de l’invention de la laïcité à partir de la Révolution française.

Il aborde également l’évolution de la situation des cultes

minoritaires, tout au long de la période étudiée.

Des repères chronologiques et une très importante bibliographie...[.....]

 

Vingt siècles de hauts et de bas (Républicain Lorrain) Lire

publié le 30/10/2018

2ème édition

Sous la direction de Martine Cerf, secrétaire générale de l’association EGALE (Égalité-Laïcité-Europe) et Marc Horwitz, membre fondateur de l’association EGALE (Égalité-Laïcité-Europe). 

Introduction de Jean-Louis Debré, ancien président du Conseil constitutionnel de 2007 à 2016

 
publié le 05/12/2017

Cet ouvrage pédagogique reprend l’essentiel de la première édition

Dans les nouveautés de cette édition : la réactualisation de l’introduction, la Charte de la laïcité à l’école, une chronologie dynamique de la laïcité, avec ses avancées et ses reculs, de la Révolution à nos jours et le dessin de Nono pour la couverture.

 

publié le 04/12/2017

 

Les mots concordat, concordataire, reviennent dans le débat public.

Mais au fait : 

qu'est-ce-que le Concordat ?

Michel Seelig

Lire la coupure de presse du Républicain Lorrain du 03 décembre

 Une spécificité menacée (Républicain Lorrain du 27 décembre

 

publié le 03/12/2015

Autres publications

Auteur :Nadia GEERTS |
Editeur : L'HARMATTAN
Collection : Débats Laïques
Année : 11/2018

 

 

 

publié le 26/11/2018

Frédéric BEGHIN (Auteur)

Dès la maternelle, la religion infiltre la vie scolaire et défie l'application de la laïcité. C'est le résultat alarmant de cette enquête de terrain menée partout en France auprès des enseignants et personnels de l'Éducation nationale. Un tableau spectaculaire qui devrait alerter l'opinion publique et les autorités, relançant débats et polémiques.

 

Interview de Frédéric Béghin :

«Sur la laïcité, l'Éducation nationale fait l'autruche»

 

publié le 03/09/2018

Comme le magazine Marianne, Egale s’indigne que « Le licite et l’illicite en islam », un livre qui prêche la haine de l’autre, autrefois interdit, de nouveau en vente libre en France et que seuls quelques rares médias osent l’évoquer. 

 

A lire pour en savoir plus sur Marianne

 

"Le licite et l’illicite en Islam" : un livre antisémite, homophobe, misogyne… en vente libre en France

 

Gérard Bouchet (Auteur) Gérard Delfau (Auteur) Paru le 2 mai 2018 Essai (broché)

La laïcité est aujourd'hui malmenée et a besoin d'être défendue, expliquée, nommée. L'auteur propose un argumentaire militant à tous ceux qui veulent être dans ce combat, en fournissant des références juridiques, historiques ou philosophiques. Voici une sorte de manuel à l'usage du citoyen laïque.

publié le 28/05/2018