IUT de Saint-Denis: Samuel Mayol, un directeur obstiné malgré les agressions.

posté le 16/10/2015

Une situation préoccupante à l’IUT de Saint Denis.

Depuis l’année 2013-2014, M. Samuel Mayol, directeur de cet IUT constate des dysfonctionnements graves qui lui sont signalés par de nombreuses plaintes d’enseignants et d’étudiants. Des programmes ne sont pas respectés, des cours manquent dans des matières fondamentales, etc. Le directeur du département ne répond pas à ses demandes, pas plus que la direction de l’université pourtant alertée. 

 

Un rapport de l’inspection IGAENR diligenté en juin 2014 fait précisément le recensement de ces dysfonctionnements. Il apparaît clairement que M. Samuel Mayol s’est efforcé seul, sans le soutien de sa hiérarchie d’y mettre bon ordre après les avoir signalés. 

 

En marge de ces difficultés, une question touchant directement l’application de la laïcité dans l’établissement est apparue. Comme l’écrit le rapport de l’IGAENR : une association étudiante,  « l’Ouverture », qui vend des sandwichs hallal et occupe un local mis à disposition par l’IUT, en a changé les clés et s’oppose à la demande de la direction de partager ce même local avec d’autres associations étudiantes. On découvre alors des tapis de prière dans un placard de ce local. M. Mayol ferme donc cette salle et interdit la vente de tout produit alimentaire dans l’établissement. La direction de l’université reste sourde à ces faits et continue de laisser à la même association, la disposition d’une autre salle au sein de l’université, jusqu’à ce que l’inspection lui enjoigne de la fermer. 

 

L’IGAENR recommande clairement à la direction de l’Université de renforcer « sa vigilance à l’égard des associations étudiantes telle l’Ouverture qui, sous couvert de vente de produits alimentaires, font du prosélytisme religieux… »

M. Mayol fait depuis deux ans l’objet de nombreuses menaces. Il a été agressé deux fois, dont la seconde assez gravement, avec menaces de mort réitérées. Sur le plan de sa sécurité et de celles de certains autres collègues, le rapport de l’IGAENR  relève que l’université n’a pas « jugé nécessaire de se porter aux côtés des personnes agressées, ni même de leur accorder sa protection fonctionnelle. »

 

Le ministère a de son côté, pris les mesures qui s’imposaient : procédure disciplinaire en cours,  soutien de la Ministre à M. Mayol et demande récente de protection rapprochée pour assurer sa sécurité.

 

Voir « le grand décryptage de itélé » consacré à cette question :  cliquer

 

On ne peut qu’être préoccupé que M. Mayol n’ait trouvé ni le moindre appui ni la moindre protection de sa hiérarchie directe, alors qu’il cherche simplement à assurer aux étudiants de l’IUT une formation de qualité, à l’abri de tout prosélytisme religieux. Serait-ce encore un exemple de cette lâcheté qui a conduit depuis des années à la constitution de « territoires perdus de la République ? » Sauf que maintenant, nous ne pouvons plus nous le permettre.

Martine Cerf



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