Parlement européen : les laïques dénoncent la manipulation politique de l’extrême-droite catholique !

posté le 17/12/2014

 Pétition au Ministre de l’Economie et des Finances

pour qu’il mette fin au subventionnement de Civitas.

Le 9 décembre est le jour anniversaire de la Loi de 1905, autour duquel sont organisées partout en France des manifestations destinées à promouvoir la laïcité. C’est précisément ce jour, ô combien symbolique !, qu’a choisi l’extrême-droite catholique et identitaire pour se livrer à une provocation au Parlement européen de Bruxelles. Le mouvement catholique intégriste Civitas, appuyé par des parlementaires d’extrême-droite, dont Mario Borghezio de la Ligue du Nord italienne, a inauguré une crèche religieuse et procédé à une manifestation cultuelle avec un prêtre intégriste en soutane sous l’emblème chouan du Sacré Cœur de Jésus. Leur but était de rappeler que, pour eux, « tout pouvoir vient de Dieu », déniant ainsi la légitimité démocratique du Parlement. Cette crèche n’a été démontée que trois jours après son installation, et à la suite de nombreuses protestations, dont celle de la Fédération Humaniste Européenne. Le parlement a donc été pris en otage. Quelques jours après la réception du chef de l’Église catholique au Parlement de Strasbourg, nous considérons que les bornes ont été dépassées. Le président social-démocrate du Parlement, Martin Schultz doit s’exprimer. Même s’il n’a pas autorisé personnellement la mise en place de cette crèche, se taire et laisser faire serait une faute politique grave. Il doit prendre les dispositions nécessaires pour éviter le retour de telles atteintes à la démocratie et à la liberté de conscience des citoyens européens. Nous appelons enfin tous les citoyens et citoyennes à relancer massivement la signature de la pétition contre le financement du « lobby catholique traditionaliste » CIVITAS par l’impôt des Français. En effet, les particuliers et les sociétés qui lui accordent des « dons » bénéficient d’une réduction d’impôt. L’État, donc l’ensemble des citoyens, financent ainsi CIVITAS en renonçant à percevoir 60 ou 66% du montant des sommes versées. Cette disposition fiscale est pourtant réservée aux associations d’intérêt général. Nous en appelons au Ministre de l’Economie et des Finances pour qu’il mette fin à cette anomalie.

Signataires : EGALE - CLR - UFAL 



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