Coup de tonnerre pour le Concordat d'Alsace-Moselle

posté le 23/05/2014

La Guyane décide de ne plus financer l'Église catholique.

C'est un événement de portée considérable qui vient de se produire : les élus de Guyane ont décidé de cesser de payer le salaire des prêtres catholiques, en raison des difficultés financières de leur territoire, et de l'injustice que ce statut représente par rapport aux autres religions qui ne bénéficient pas de ce privilège octroyé par Charles X (voir article de Michel Seelig).

 

Il n'est pas possible que les départements d'Alsace et de Moselle, sous statut concordataire, ne s'engagent pas dans la même voie. Ils doivent remettre en question les sommes importantes déboursées par les collectivités territoriales, et donc par les contribuables locaux, pour les institutions catholiques, protestantes et juives.

 

Mais, en outre, cela remet en cause le principe même de la dotation considérable  que le  budget de l'État, au titre du ministère de l'Intérieur, affecte chaque année au paiement des salaires des prêtres, des pasteurs et des rabbins - à l'exclusion des imams - de ces trois départements.

 

C'est un impôt indu, prélevé à leur insu sur plus de 60 millions de Français, dont les deux tiers se déclarent athées, agnostiques ou indifférents.

 

Il est temps que l'opinion se saisisse de cet anachronisme coûteux et de cette entorse à la laïcité de notre Constitution.

Il est temps que le Parlement prenne les dispositions nécessaires à "une sortie progressive et concertée" de ce régime dérogatoire des cultes, ainsi que nous le préconisons à ÉGALE depuis longtemps. 

Il est temps que cesse cet "impôt de religion", que les citoyens n'ont pas approuvé.

Il est temps que l'Alsace et la Moselle réintégrent la loi commune de la République.

 Gérard DELFAU

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Salaire des prêtres/concordat, article de Michel Seelig



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