La haine de la démocratie, c'est aussi la haine des autres

posté le 27/01/2014

LA HAINE DE LA DEMOCRATIE,  C’EST AUSSI LA HAINE DE L’AUTRE

Ils étaient 17.000 parait-il, ce 26 janvier, à crier leur colère contre la gauche, incapables d’accepter l'alternance démocratique.

17.000 à penser que la liberté consiste à imposer leurs principes minoritaires au reste de la population, par la force s’il le faut.

Ils étaient 17.000 mélangés : fans d’un sinistre qui se croit humoriste, chrétiens intégristes de Civitas, nationalistes antieuropéens, adeptes racistes du printemps français. Sans surprise, on a aussi entendu des slogans antisémites, d’autres homophobes. Haine de l'autre, recherche de bouc émissaire, ces phénomènes, nous les connaissons déjà et nous les avons déjà vus à l’œuvre. Nous connaissons l’aboutissement naturel de la haine vers la tentative d’élimination physique de l’autre, du différent, du bouc émissaire.

C'est le moment d'apporter un soutien sans faille aux droits inaliénables des femmes qui sont, on le voit bien dans les pays arabes qui ont connu des révolutions, comme en Espagne, en Hongrie, en Irlande, les premières cibles des mouvements les plus rétrogrades. Chaque fois, c'est au nom d’un dogme religieux réinterprété ou pour suivre les consignes de clercs fondamentalistes, que l'on cherche à dénier aux femmes leur statut d'êtres libres, autonomes, à l’égal des hommes.

 

C'est le moment pour les républicains et les démocrates de se réveiller, pour affirmer, toujours plus nombreux, qu'ils continueront, malgré les tentatives d'intimidation, à promouvoir les libertés de tous, l'égalité de tous, et la fraternité entre les femmes et les hommes.


Martine Cerf, 27 janvier 2014



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