ONU, décembre 2013 Résolution norvégienne

posté le 15/01/2014

LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES

Association créée par  Simone de Beauvoir

6 Place Saint-Germain des Prés, 75006 Paris   *

Communiqué

 Paris, le 4 décembre 2013

 

Protection des défenseur(e)s des droits des femmes : un occasion manquée aux Nations-Unies.

Une coalition hétéroclite composée des pays Africains, du Vatican, de l'Iran, de la Russie, de la Chine et des pays conservateurs musulmans, a réussi à vider de son contenu, une  résolution portée par la Norvège dans le cadre d'un comité des NU, en obtenant la suppression du paragraphe sur l'obligation des  États de « condamner avec force toutes formes de violence contre les femmes et les hommes défendant les droits humains et ne pas invoquer les coutumes, les traditions ou des considérations religieuses pour se soustraire à ces obligations ».


Le Vatican a été leader dans l'opposition à ce texte refusant toute référence aux risques encourus par les activistes travaillant sur la question des droits sexuels et reproductifs.

La résolution des Nations -Unies aurait dû représenter une avancée majeure dans le combat contre les violences faites aux femmes, car celui-ci ne saurait progresser sans le courage de femmes et d'hommes d'exception osant dénoncer les violations des droits des femmes le plus souvent sous des prétextes culturels ou religieux.

 

La jeune pakistanaise Malala Yousafzai, qui faillit être assassinée pour son action en faveur de l'éducation de filles, et Denis Mukwege, médecin de la République démocratique du Congo, un moment contraint à l’exil pour son travail pour aider les victimes de viol, sont parmi les exemples les plus connus des  dangers extrêmes encourus par les defenseur(e)s des droits des femmes.

 

Plus de 30 pays européens, incluant la Grande Bretagne, la France et l'Allemagne, ont préféré retirer leur soutien à la résolution, afin de marquer leur protestation face à cette concession.

 

Contact : Annie Sugier : 06 38 39 42 92 et LDIF



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