Écoutez ou regardez les intervenants au colloque du 9 décembre 2005.

posté le 17/09/2009

Placé sous la présidence du sénateur Gérard Delfau, ce colloque a rassemblé un large public.

 

Les intervenants ont démontré qu'au-delà des limites « historiques » de la laïcité, il fallait lui assigner de nouveaux champs d'application, en premier lieu l'égalité entre femmes et hommes. Les débats ont porté, notamment, sur le quotidien de la laïcité pour deux piliers du service public : l'école, après « loi du 15 mars 2004 sur les signes religieux » et l'hôpital dans la relation praticiens-patients.
Une table ronde a réuni des personnalités étrangères : Kacem Fazelly, ancien ministre afghan et Tarik Mira, secrétaire national aux relations internationales du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie algérien (RCD). A la question de savoir si la laïcité est une…

A l’occasion du centenaire de la loi de 1905 sur la Séparation des Églises et de l’État, l’association ÉGALE Égalité Laïcité Europe a organisé, au Sénat, un colloque sur le thème « Laïcité : hier, aujourd’hui, demain ». Placé sous la présidence du sénateur Gérard Delfau (RDSE), ce colloque a rassemblé un large public.
Les intervenants ont démontré qu’au-delà des limites « historiques » de la laïcité, il fallait lui assigner de nouveaux champs d’application, en premier lieu l’égalité entre femmes et hommes. Les débats ont porté, notamment, sur le quotidien de la laïcité pour deux piliers du service public : l’école, après « loi du 15 mars 2004 sur les signes religieux » et l’hôpital dans la relation praticiens-patients.
Une table ronde a réuni des personnalités étrangères : Kacem Fazelly, ancien ministre afghan et Tarik Mira, secrétaire national aux relations internationales du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie algérien (RCD). A la question de savoir si la laïcité est une condition sine qua non de la démocratie, les échanges ont conclu qu’on ne peut, ni ne doit, opposer la laïcité aux religions. Elle est un principe universel d’organisation de l’espace public et politique ; elle garantit la liberté de conscience. Chacun est libre de croire ; ou de ne pas croire et la laïcité permet de vivre ensemble dans la tolérance de la culture de chacun.
Pour Gérard Delfau, il s’agit de faire avancer la laïcité dans son principe et sa modernité, non pas de commémorer un « souvenir » centenaire. Il est intolérable que des hommes et des femmes voient, aujourd’hui encore, à travers le monde, leur vie mise en péril ou leur situation sociale menacée parce qu’ils ne partagent pas les conceptions de la religion dominante. Aussi, la laïcité doit être affirmée comme un préalable à la démocratie et à la recherche de l’égalité entre les citoyens.
En conclusion, il est temps de faire émerger une approche laïque de la morale, une morale « civique » indépendante des religions, une morale qui, dans le cadre d’une liberté de conscience pleine et entière, serve de fondement à une réflexion sur les grandes questions sociétales, notamment la place des femmes dans la société, l’expression des minorités, les problèmes de procréation médicalement assistée ou encore mourir dans la dignité, etc. La laïcité, est un facteur de cohésion sociale et de paix civile, à ce titre elle pourrait contribuer à l’émergence d’un Nouvel ordre économique international.

Télécharger le document en PDF

Télécharger nos communiqués de presse en PDFCommuniqué de presse sur le centenaire de la laïcité et la loi de 1905
Télécharger ici



.