Revue de presse sur les positions des forces conservatrices

posté le 02/02/2014

Alors que la manifestation anti-IVG du 19 janvier dernier, menée par le Collectif « La Marche pour la vie » a rassemblé entre 16 000 et 40 000 personnes selon les sources, plusieurs amendements au projet de loi sur l’égalité homme-femme témoignent du soutien de certains parlementaires à l’idée de restreindre le droit à l’avortement en France.
Bien que les groupes UMP et UDI du Palais Bourbon voteront dans leur majorité en faveur de la suppression de la notion de « détresse » dans les dispositions codifiant le recours à l’IVG

http://www.huffingtonpost.fr/2014/01/21/ivg-deputes-ump-udi-suppression-terme-detresse_n_4637184.html?utm_hp_ref=france

19 parlementaires de droite et du centre ont déposé un amendement visant tout simplement à dérembourser ce dernier.

http://lelab.europe1.fr/t/loi-sur-l-egalite-homme-femme-des-deputes-ump-veulent-derembourser-les-ivg-12758

Parmi ces députés, tous membres de l’ « Entente parlementaire pour la famille », réactivée à l’occasion du débat sur le mariage pour tous, on peut noter la présence de Jean-François Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, et d’Hervé Mariton, leaders de l’opposition à la « loi Taubira ». L’initiative portée par ces députés fait écho à celle de Jacques Bompard, de la Ligue du Sud, proposant d’étendre l’avortement aux hommes...Derrière cette position absurde, Jacques Bompard prétend s’ériger contre ce qu’il considère comme des mesures « contre-nature », affirmant que « la femme n’est pas maître de son corps » et qu’on « ne peut pas ne pas obéir aux lois naturelles .

Ces députés peuvent en tout cas se targuer de partager une opinion défendue par Jean-marie Lepen, qui, toujours dans la même thématique arguant d’un respect des « lois naturelles » auxquelles l’homme ne pourrait contrevenir, affirmait que les femmes devaient assumer « leurs fonctions de reproduction »

http://lelab.europe1.fr/t/l-amendement-provocateur-de-jacques-bompard-pour-autoriser-l-avortement-chez-les-hommes-12769

Jean-Marie qui, par ailleurs, considérait que les évêques français devaient être en première ligne dans ce combat, a vu son souhait exaucer puisque plusieurs d’entre eux participaient ou appuyaient la marche pour la vie de dimanche dernier.
L’ensemble de ces tentatives pour remettre en cause la liberté des femmes à disposer de leur corps présente en tout cas comme point commun d’invoquer « une nature » ou des« lois naturelles », argument qui ne fait que prolonger les propos tenus par Christine Boutin il y a quelques mois sur l’existence de « lois supérieurs à la loi de la République »

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/05/20/christine-boutin-il-y-a-des-lois-superieures-a-la-loi-de-la-republique_3378882_823448.html

Le 2 février prochain, c’est au nom de ces mêmes principes supérieurs à nos lois et à notre Constitution républicaines, garantes de nos libertés et de nos droits fondamentaux, rédigés et adoptés par élus de la Nation, que ces mêmes défenseurs de la « nature » défileront à nouveau à Paris, contre le droit à mourir dans la dignité, l’IVG et le Mariage pour tous. Et toujours soutenu par la frange la plus conservatrice de l’Eglise

 http://www.familiam.org/pls/pcpf/V3_S2EW_CONSULTAZIONE.mostra_pagina?id_pagina=5878&rifi=guest&rifp=guest



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