La sharia et le respect de la dignité humaine

posté le 25/07/2005

Paris, le 20 juillet 2005

Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Ministre de la Justice,
Madame la Ministre  des droits des femmes,

Nous sommes solidaires de la campagne internationale contre la « sharia court » au Canada, pour l'égalité des droits des femmes, la séparation du politique et du religieux et le respect de la dignité humaine.
L'International Campaign against Sharia Court in Canada et les associations canadiennes partenaires résistent à l'utilisation de l'Acte  d'arbitrage de 1991 par des « tribunaux appliquant la sharia » afin de  résoudre les questions familiales,  notamment en matière d'héritage, de divorce ou de garde des enfants. Elles alertent  sur les limites du négociable face à l'expression de la diversité religieuse, notamment quand celle-ci vient compromettre les droits des femmes gagnés de haute lutte.
Les femmes musulmanes vivant sur le territoire canadiens refusent d'être discriminées en fonction de la religion de leur mari. Elles demandent à bénéficier des mêmes droits positifs, respectant les droits fondamentaux universels de la personne humaine, que toutes les autres femmes canadiennes.
Légitimer des Instituts Islamiques de Justice Civile, c'est pervertir le droit à la différence en différence des droits. Le barreau canadien a dénoncé de multiples vices dans les arbitrages, en particulier les décisions discrétionnaires, l'absence d'obligations de sentences arbitrales écrites et du secret de la procédure. Et surtout la non-conformité avec les principes d'égalité hommes/femmes, puisque selon la sharia, la femme n'est pas l'égale de l'homme.
Avec les associations canadiennes, nous demandons que la loi soit la même pour toutes les personnes, indépendamment de leur sexe, religion ou origine ethnique et l'abolition de l'arbitrage lors de conflits familiaux par des tribunaux religieux en Ontario.

Martine Cerf, Secrétaire générale d'Egale

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