Suite de la plainte déposée par l’AEPL à propos de la composition du GEE (Groupe d’Éthique Européen)

posté le 04/10/2012

L’association Européenne de la Pensée Libre (AEPL), toujours vigilante dans sa surveillance du lobbying exercé par les églises et communautés religieuses auprès des institutions européennes,  avait porté plainte auprès du Médiateur européen, M. Diamandouros, contre le président Barroso en janvier 2012 pour mauvaise administration et non-respect des dispositions de la Charte des Droits Fondamentaux incluse dans le traité de Lisbonne (cf. site de l’AEPL www.aepl.eu).  Le GEE a été créé par la  Commission européenne avec pour mission de la conseiller sur les questions éthiques liées aux sciences et technologies nouvelles. Ce Groupe est appelé à traiter de matières sensibles, telles que la recherche sur les cellules souches, les embryons humains, les tests génétiques, les dons d’organes, la procréation assistée, etc. Les opinions émises par le Groupe affectent les propositions législatives de la Commission comme la directive sur les dons et transplantations d’organes (directive 2010/45/UE) et l’autre sur la qualité des tissus et cellules d’origine humaine (directive 2004/23/CE).

Les membres du groupe, au nombre de 15, tous professeurs d’université, sont nommés par le président Barroso en personne, ce qui souligne l’importance attachée par celui-ci à ce groupe, à ses activités et à ses avis.

La plupart des membres de ce groupe, soit appartiennent à des communautés religieuses, soit sont dans un lien de subordination avec elles. Les tendances agnostiques, athées ou simplement laïques n’étant pas représentées, il en résulte des prises de position politiques dans les directives, en phase avec des postures religieuses, au mépris de la démarche scientifique.

A l’invitation du Médiateur européen, le président Barroso a répondu en juin 2012. A la lecture des éléments de la réponse de l’AEPL, on comprend implicitement certains des arguments présentés par la Commission.

Lire la réplique de l’AEPL



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