La justice contre les dérives de la journée de retrait à l'école

posté le 20/02/2017

LA JUSTICE CONTRE LES DÉRIVES DE LA JOURNÉE DE RETRAIT DE L’ÉCOLE

Farida Belghoul, fondatrice du mouvement, voit son amende alourdie en appel

La fondatrice du mouvement de la Journée de retrait de l'école et pourfendeuse de la théorie du genre, condamnée en mai 2016 à 5000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Tours pour complicité de diffamation vient de voir sa peine alourdie à 8.000 euros par la cour d’appel d’Orléans. La mère de famille tourangelle, Dalila Hassan, correspondante locale de la JRE, condamnée en première instance à 4000 euros d’amende pour complicité de diffamation écope, elle, d'une amende de 2.000 euros.

En mars 2014, sur la foi des déclarations d'un enfant d'origine tchétchène de trois ans, qui prétendait que son institutrice de Joué-les-Tours l'avait contraint, ainsi qu'une petite fille de sa classe, à se déshabiller et à échanger des bisous, Dalila Hassan avait alerté Farida Belghoul.

Le 28 mars 2014, tandis que Farida Belghoul s'érigeait en journaliste, Dalila Hassan colportait, sous l’œil d'une caméra, des propos purement imaginaires, mettant injustement en cause l'enseignante. Le lendemain, la vidéo était postée sur Youtube.

Les deux femmes avaient comparu le 5/12/2016 devant la cour d'appel d'Orléans, pour répondre de leur comportement. 

À l'audience, les deux femmes, encadrées par un solide comité de soutien, avaient rétropédalé, arguant de leur bonne foi et mettant en cause le caméraman, réfugié, selon elles, en Tunisie.

La sanction prononcée par la cour d'appel s'accompagne de la publication, aux frais des deux intéressées, du dispositif de l'arrêt chez nos confrères du Figaro, du Monde et de La Nouvelle République du Centre Ouest.

Dalila Hassan et Farida Belghoul devront, en outre, verser 18.000 euros de dommages et intérêts à l'institutrice diffamée.

 

 

d’après Philippe Renaud

 



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