ADMD – Réunion publique du 3 décembre 2016

posté le 15/12/2016

Ce texte en est un extrait. 

Outre la présentation des principes et de la mise en application de la loi, et en réponse aux questions de la salle, le docteur de Locht a insisté sur le fait que cette loi protège désormais le patient et le médecin.

 

 

Dorénavant, on sait quoi faire et quels produits utiliser. Toutes précautions ont été prises pour que la volonté du patient et l’acte médical grave qui la suit soient strictement encadrés. Des formations en soins palliatifs et en pratiques d’euthanasie ont été créées, ouvertes aux psychologies et aux infirmiers. Par ailleurs, en vertu de la clause de conscience reconnue aux personnels soignants, il y a toujours en Belgique des hôpitaux et des maisons de retraite qui refusent l’application de la loi en leur sein. 

 

Sur la situation française, le docteur de Locht estime que la sédation profonde et continue retenue par la loi Claeys-Léonetti est hypocrite, car elle n’est rien d’autre qu’une euthanasie différée,  le patient mourant à petit feu. En Belgique, il s’endort sans douleur, en vertu du principe que le soin doit être un apaisement.

 

De nombreux Français viennent en Belgique pour ouvrir un dossier, la condition pour qu’il soit accepté étant que la demande soit répétée (une fois par an) et faite en pleine conscience. Coût de la consultation : 30 € ; coût des 24 heures d’hôpital : 1 000 €. Le Luxembourg, de même, exige de passer par un médecin luxembourgeois. Les Pays-Bas n’acceptent pas les étrangers.

 

Jacqueline Jencquel, vice-présidente de l’ADMD, a apporté des précisions sur la Suisse où l’euthanasie est interdite, mais pas le suicide médicalement assisté, y compris le « suicide de bilan ». Trois associations d’aide à l’acte existent à Berne, Bâle et Zurich. En être membre coûte 50 €, les derniers jours, puis l’incinération est facturé 10 000 € à Bâle et Zurich, 7 000 € à Berne. Les derniers instants (3 minutes) sont filmés, la vidéo étant destinée aux services de police.

 

J. Jenckel recommande d’être extrêmement prudent vis-à-vis des offres trouvées sur Internet. Selon son expression, « c’est jouer à la roulette russe. »

 

 



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