Des attentats du 13 novembre au mauvais feuilleton des crèches de Noël.

posté le 04/12/2015

Des attentats du 13 novembre au mauvais feuilleton des crèches de Noël.

Irresponsables !

 

Les islamistes, assassins des journalistes de Charlie Hebdo et des clients de l’épicerie casher en janvier, puis les équipes de fanatiques du 13 novembre dernier, tous en lien avec Daesch, avaient un objectif qui fut revendiqué : semer la division et la haine entre Français de religions ou de convictions philosophiques différentes pour affaiblir la patrie des Droits de l’Homme.

 

Or, force est de constater qu’un certain nombre de dirigeants politiques à l’extrême droite, et parfois à droite, font consciemment le jeu de cet extrémisme. 

Ainsi le discours de Marine Le Pen annonçant l’invasion imminente de la France par l’armée du soi-disant l’État islamique et la future obligation des femmes de de se conformer à la charia, participent de ce jeu détestable. C’est irresponsable, tout comme le sont les élus de droite qui aujourd’hui prennent l’initiative de replacer en mairie des crèches de Noël, en violation de la neutralité des bâtiments publics, qui est notre règle commune depuis plus d’un siècle. C’est une provocation vis-à-vis de citoyens de confession musulmane ou juive et, bien sûr, des athées, et une façon de leur signifier que la Mairie n’est pas  « leur »  maison. C’est une façon d’instrumentaliser la religion à des fins politiciennes : une démarche indigne de leur charge, et dont les croyants catholiques sont aussi les victimes. 

 

C’est pourquoi il faut inlassablement rappeler que c’est grâce à la loi du 9 décembre 1905, concernant la séparation des Églises et de l'État, que la France a retrouvé la paix civile et a mis en place un régime juridique qui protège toutes les religions et toutes les convictions, à condition qu’elles s’inscrivent dans le cadre des lois républicaines.

 

Toute infraction à cette règle chez un élu de la République est à la fois condamnable et dangereuse, car notre capacité à vivre ensemble est fragile.



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